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La RSE dans l’assurance

Auteur(s) : Olivier Bousquet
Mis à jour : 1 juillet 2026

Sommaire

La RSE dans l’assurance, c’est un peu comme une grande histoire d’amour en devenir. Au-delà de la passion et des grandes déclarations enflammées, il faut à présent aimer dans la durée et en faire la preuve, tous les jours ou presque. Chez Enov nous accompagnons nos clients Banque-Assurance sur cet enjeu : maintenir la flamme !

La loi PACTE : être ou ne pas être

Depuis la loi PACTE de mai 2019, les entreprises peuvent, si elles le souhaitent, se doter d’une « raison d’être ». Ou, à tout le moins, l’inscrire noir sur blanc dans leurs plans stratégiques, afin d’en faire le fil conducteur de leurs réflexion et actions. Beaucoup de nos clients en banque et assurance affichent leurs ambitions en matière de RSE à travers cette raison d’être. Quelques exemples parmi d’autres :

  • MAIF : « Convaincus que seule une attention sincère portée à l’autre et au monde permet de garantir un réel mieux commun, nous, MAIF, plaçons cette attention au cœur de chacun de nos engagements et de chacune de nos actions. »
  • Société Générale : « Construire ensemble, avec nos clients, un avenir meilleur et durable en apportant des solutions financières responsables et innovantes. »
  • Crédit Agricole : « Agir chaque jour dans l’intérêt de nos clients et de la société. »

Aujourd’hui, les préoccupations environnementales des citoyens sont évidemment bien présentes. En revanche, la dimension responsable l’est un peu moins, malgré des attentes d’engagement fort de la part des entreprises. L’assurance ne fait pas exception, même si, comme la banque, l’exercice de projection est encore plus compliqué que pour d’autres catégories (l’alimentaire, la cosmétique et le retail en tête).

L’assurance et la RSE : de la méconnaissance à la méfiance

Si beaucoup d’actions internes sont menées (parité, réduction de l’empreinte carbone, notations sociales et indices éthiques…), la plupart des assurés que nous interrogeons dans le cadre de nos études n’en sont évidemment pas réellement conscients, voire adoptent accusent les marques de « green washing ».

Faible notoriété, surenchère de promesses et impact marginal à l’échelle individuelle sont les principaux éléments de cette distanciation, pour ne dire méfiance, déjà bien prégnante sur ce secteur. Toutes nos études s’accordent sur ce manque d’adhésion, notamment celles de notre observatoire sur le marché de la seconde main ou sur la perception du monde post-COVID.

Des attentes pragmatiques et concrètes

Que nous disent les assurés que nous rencontrons ? Leurs attentes en matière de RSE de la part des assureurs sont concrètes : il faut d’abord en percevoir les bienfaits pour soi. Les assurances auto et moto « à la carte » sont souvent plébiscitées par exemple, le montant de la cotisation est indexé sur le nombre de kilomètres réellement effectués.

La prise en charge du télétravail est également valorisée, notamment sur le plan financier. Beaucoup d’assurés attendent un engagement de la part de leurs assureurs, aux côtés des employeurs, pour équiper les salariés à domicile (double écran, petit consommable, siège de bureau…) : pragmatisme et proximité.

Même constat du côté des professionnels, en attente d’une intégration du risque épidémique dans leurs contrats : pour que les assureurs épaulent le gouvernement davantage dans l’effort économique en cours. S’engager, c’est aussi partager l’effort de guerre pour reprendre une métaphore qui a depuis fait long-feu, notamment auprès des plus fragiles, les indépendants.

La preuve par l’attention quotidienne (ou presque)

C’est osé, mais osons : la RSE et l’assurance, c’est un peu comme une grande histoire d’amour en devenir. Au-delà de la passion et des grandes déclarations enflammées, il faut à présent aimer dans la durée. Moins de promesses mais plus d’attentions, chaque jour ou presque. Pour reprendre la démonstration de Simon Sinek, l’amour n’est jamais acquis, il se conquiert chaque jour dans la bienveillance, l’humilité et l’estime.

Une belle raison d’être, finalement.

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