Marchés & consommation

Consommation Responsable : la réparation d’objets chez les Français

Auteur(s) : Emmanuelle Exilie
Mis à jour : 1 juillet 2026

Sommaire

Chaque mois, nous vous proposons de découvrir tous les enseignements de notre dernier n° de Flash’Conso consacré au décryptage des tendances de consommation sur un sujet d’actualité. En octobre, à l’occasion des Journées Nationales de la Réparation, on fait le point sur les réflexes des Français en matière de réparation d’objets. Cette démarche de consommation responsable est désormais largement encouragée, notamment avec la mise en place du bonus réparation, lancé dans le cadre de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC). Alors quels sont aujourd’hui les usages, les motivations et les freins ? Découvrez les chiffres de notre étude exclusive.

Quels sont les usages des Français en termes de réparation d’objets ?

Le réflexe réparation se développe avec 42% des Français qui ont fait réparer un produit au cours des 12 derniers mois. Une tendance durable très forte chez les plus jeunes avec 63% des 18-34 ans. Néanmoins, cette démarche visant à rallonger le cycle de vie d’un produit n’est pas encore totalement ancré dans les habitudes des consommateurs, notamment lorsqu’il s’agit de produits à faible valeur, où ils ont plutôt tendance au contraire à racheter du neuf.

Par ailleurs, on note une forte mixité d’usages entre réparation et achats de seconde main. En effet, la moitié des acheteurs d’occasion font également réparer leur produit.

Graphique représentant les catégories de produits que les Français font réparer
Couverture flash conso spécial réparation d'objets



    Quels sont les freins et les motivations à la réparation d’objets ?

    Crise oblige, la motivation principale reste les économies réalisées (34%). Même si les dimensions écologiques et affectives ne sont pas loin derrière (les items « Geste écologique responsable pour éviter la surconsommation » et « Conservation d’un produit auquel on tient » sont tous deux à 26%).

    En revanche, les Français se trouvent souvent freinés dans cette démarche par la cherté du service réparation (43%) et par le manque de fluidité et de simplicité du parcours (difficulté à trouver un réparateur agréé -22%- et à respecter les conditions d’éligibilité -15%-).

    Principales motivations qui poussent les Français à réparer les objets

    Le bonus réparation est-il un argument convaincant ?

    Ce dispositif, déployé depuis décembre 2022, semble encore manquer cruellement de notoriété. En effet, 47% des Français n’ont jamais entendu parler ou ne savent pas vraiment ce qu’est le bonus réparation, et 10% seulement l’ont déjà utilisé.

    Et pourtant, on note un réel enthousiasme lorsqu’on leur explicite le concept, avec 82% d’entre eux qui envisageraient de l’utiliser (dont 28% « certainement »).

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